Le collège Elsa Triolet se mobilise contre les violences faites aux femmes.

La journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes est le 25 novembre et, 2025 ne faisant pas exception à la règle, cela a été l’occasion d’une journée d’actions menées par les membres de la Mission égalité filles-garçons du collège Elsa Triolet (77350).

Les élèves de la Mission égalité filles-garçons racontent :
« En cette journée de lutte, nous avons demandé à toutes et à tous, élèves comme adultes, de venir au collège avec un vêtement ou un accessoire violet, couleur symbolique des mouvements féministes.

Lors de cette journée, nous avons voulu sensibiliser toutes les classes de 5e au sujet des violences, via différentes activités.
Au cours des ateliers proposés, les élèves ont notamment (re)découvert le cycle de la violence, la notion de consentement, la pyramide des violences sexistes et sexuelles et les violences faites aux enfants (qui sont très souvent elles et eux aussi victimes des violences dites conjugales). Le but de ces ateliers était d’apporter des informations, des renseignements et de pouvoir discuter de manière supervisée entre élèves des caractéristiques de la violence afin qu’elle soit mieux identifiable et qu’elle touche le plus petit nombre.
Des violentomètres sont affichés dans toutes les salles. Ces échelles de la violence permettent de situer le caractère sain ou dangereux d’une relation, qu’elle soit amicale ou amoureuse.

Nous avons expliqué aux élèves de 5e le vocabulaire lié aux violences : agression sexuelle, viol, féminicide, etc. Ces mots sont dans la loi française et il est important de connaître le sens précis de chacun d’entre eux.
Nous avons également nommé les zones intimes (bouche, poitrine, sexe, fesses, et entre les cuisses) que personne n’a le droit de toucher sans consentement.

Des extraits de chansons étaient affichés dans la salle, dans le but de montrer que certains morceaux connus (et appréciés) du grand public contiennent des paroles extrêmement violentes, et que leurs auteurs participent ainsi à ce que l’on appelle la culture du viol (fait de minimiser, voire d’encourager des comportements de violences sexistes et sexuelles). Il est important de rappeler, autant de fois que nécessaire, qu’aucune forme de violence ne doit être tolérée, ni banalisée.
Le numéro 3919 a été rappelé, c’est un numéro qui peut servir à signaler des violences. Les personnes victimes de violences ne sont jamais responsables de ce qui leur arrive.
Savoir déceler les violences psychologiques, repérer le cycle de la violence (lune de miel, tensions, explosion et excuses culpabilisantes) est nécessaire pour prévenir au maximum les situations dramatiques qui pourraient en découler. »
Un bilan écrit des notions les plus importantes a été distribué et collé dans le carnet de correspondance.