Les quatrièmes et la vie de château

Les quatrièmes et la vie de château !

Cette année scolaire aura été vraiment fructueuse car le projet slam (voir autres articles) n’a pas été le seul travail d’envergure mené par les 4ème1 et Mme Guillien-Pinsard; le Théâtre a aussi nourri leurs heures !

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Info ou intox : ne vous faites plus avoir !

Lors de la semaine de la presse et des médias, nous, les classes de quatrième de Mme Guillien-Pinsard, accompagnés par Mme Nguyen, avons travaillé sur un projet d’écriture d’articles dans le but de démêler le vrai du faux !

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Un slam de cœur pour des jeunes qui n’ont pas peur !

Ce fut un jour comme les autres quand notre professeure de français,
Mme Guillien-Pinsard, nous annonça que nous allions participer à un nouveau projet avec la classe de 4ème1. Il s’agissait de slam de poésie ! Lord Myke Jame, champion de France de Slam, intervint à cinq reprises pour nous faire découvrir son art. Mais de septembre à décembre, au sein des cours de français, une heure par semaine, nous avons travaillé sans relâche l’écriture de nos textes, la diction, la mémorisation et l’interprétation. Un thème nous avait été imposé : la ville. A la fin de cette phase de préparation, nous étions prêts !

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Antigone et Créon au collège !

Ce lundi 27 mars 2017, nos deux classes, la 3ème4 et la 3ème2, se sont rendues au réfectoire à la rencontre de nos correspondants du collège George Politzer et de… Créon et Antigone !

Antigone, un prénom qui peut paraître doux à l’oreille mais qui est plein de contestations… C’est la fille d’Œdipe, celui qui a tué son père et a eu quatre enfants avec sa mère : Ismène, Polynice, Etéocle et Antigone. Les deux frères, à qui le royaume de Thèbes fut confié, ont fini par s’entretuer. Créon, l’oncle de la fratrie, devint le roi et décida d’honorer Etéocle par de dignes funérailles et de laisser pourrir le cadavre de Polynice. Antigone, outrée par cette décision, entreprit d’enterrer son frère délaissé. Mais Créon l’avait ordonné : quiconque aura l’insolence et le courage d’essayer d’enterrer Polynice sera condamné à mort.

Nous savons que nous sommes dans une tragédie donc les personnages iront jusqu’à la mort. Notre séquence en cours de français sur cette œuvre d’Anouilh nous a permis de comprendre les caractéristiques de ce genre théâtral et aussi l’originalité du traitement d’Anouilh comme ses anachronismes ou l’invention d’un nouveau personnage, celui de la nourrice. Elle nous a également incités à être très attentifs aux discours développés dans l’œuvre et non seulement à la succession des actions, connues d’avance.

Le dialogue central de l’œuvre, celui de la confrontation entre Créon et Antigone nous a donc été représenté par deux comédiens de la compagnie Emporte voix. Ils étaient habillés de manière opposée. Antigone portait un jeans déchiré et un tee-shirt rouge avec le visage du Che Guevara pour lui donner un aspect rebelle, anticonformiste. Alors que Créon était habillé d’un costume avec cravate, comme un homme d’affaires. Les accessoires étaient modernes : téléphone et ordinateur portables, ce qui mettait en valeur l’intemporalité de cette pièce écrite en 1942 et se référant à un mythe antique.

En effet, cette confrontation violente entre le roi de Thèbes et sa nièce rebelle a eu des résonances dans la France occupée mais peut encore en avoir de nos jours… La métaphore de la barque fait réfléchir, un pays est souvent un bateau difficile à manœuvrer :

« Il faut pourtant qu’il y en ait qui disent oui. Il faut pourtant qu’il y en ait qui mènent la barque. Cela prend l’eau de toutes parts, c’est plein de crimes, de bêtises, de misère… Et le gouvernail est là qui ballotte. L’équipage ne veut plus rien faire, il ne pense qu’à piller la cale et les officiers sont déjà en train de se construire un petit radeau confortable, rien que pour eux, avec toute la provision d’eau douce pour tirer au moins leurs os de là. Et le mât craque, et le vent siffle, et les voiles vont se déchirer, et toutes ces brutes vont crever toutes ensemble, parce qu’elles ne pensent qu’à leur peau, à leur précieuse peau et à leurs petites affaires ? Crois-tu, alors, qu’on a le temps de faire le raffiné, de savoir s’il faut dire « oui » ou « non », de se demander s’il ne faudra pas payer trop cher un jour et si on pourra encore être un homme après ? »

De cette discussion très mouvementée où Créon commençait à prendre le dessus, la question la plus essentielle s’est imposée et a réveillé Antigone : celle du bonheur !

Nous avons vraiment apprécié cette représentation théâtrale, le jeu d’acteur était brillant et nous a montré à quel point la définition du bonheur varie selon les personnes. Tout ce temps passé à travailler sur cette œuvre m’a fait réfléchir sur la prise de décisions et que même si on pense faire le bien, cela n’est peut-être pas perçu de la même manière aux yeux des autres.

Terminer l’étude d’une pièce de théâtre par sa représentation vivante est très enrichissant. Le texte prend plus d’importance et de réalisme. Nous avons été impressionnés par les larmes d’Antigone et la violence de Créon qui ont mis en valeur les enjeux de leur discours. Et nous nous sommes amusés de voir Corneille et Sofiane se transformés en gardes impitoyables… car c’est cela aussi la magie du spectacle VIVANT.

Rajinhdra Mauve, Béatrice Annibal, Manaja Rasolofo et Mme Guillien-Pinsard

Du comique au tragique !

Mardi 31 mai, les 4ème3 ont eu la chance de passer une journée mémorable à Paris. Malgré le retard d’une heure à cause des embouteillages, ils étaient attendus à la Comédie-Française. Une visite des loges, des salons et de la salle Richelieu leur a appris beaucoup de choses sur l’univers du théâtre. Ils sont maintenant capable d’expliquer l’origine de la fameuse expression « merde » déclamée comme un encouragement, ils connaissent aussi l’architecture d’une salle à l’italienne et même le mot interdit des techniciens !!!

Le premier arrondissement de Paris n’a plus de secret pour eux grâce à un jeu de pistes qu’ils ont effectué en bravant la pluie.

Ils se sont alors rendus jusqu’au théâtre du Vieux Colombier afin d’assister à une représentation de George Dandin suivi de La Jalousie du Barbouillé.

Il s’agit de deux pièces de Molière au même canevas de départ : un riche paysan regrette son mariage de convenance avec une jeune noble ruinée. La première mise en scène par Hervé Pierre est une comédie ballet aux accents très tragiques. Cette noirceur ressort du texte même de Molière qui a centré l’action autour d’un personnage malheureux, isolé qui est souvent contraint à parler seul. Mais la lumière accentue par exemple cette tonalité : lorsque George Dandin avait l’espoir de faire éclater la vérité à ses beaux-parents, une ampoule s’éclairait fortement mais au fur et à mesure qu’il se faisait ridiculiser la lumière s’éteignait.

La jalousie du barbouillé utilise un autre registre, celui du comique de farce.
Les comédiens ont installé eux-mêmes un nouveau décor dans le précédent : une petite estrade en bois et un petit rideau rouge. Ils ont changé leurs voix et ont adapté leurs textes aux modestes accessoires. Par exemple, pour menacer le protagoniste, la femme s’est servie d’une louche même si c’était « un peu louche »…Le public a pleinement participé au spectacle en recevant le parapluie échappé des mains du personnage, en se faisant interpeller à plusieurs reprises…

La soirée s’est donc achevée sur cette note très joyeuse.
La classe de 4ème3 et Mme Guillien-Pinsard

Elsa Triolet fait la rencontre de George Politzer…

Nous, élèves de 4ème4, nous avons commencé l’année en apprenant à rédiger des lettres de tous types. Puis notre professeur de français nous a proposé d’établir une correspondance avec d’autres élèves de quatrième. Nous nous sommes donc engagés dans ce projet d’écriture.

En cette fin d’année, nous avons voulu rencontrer nos correspondants. L’idée d’ « une après-midi jeux » s’est imposée à nous. Nous nous sommes même lancés dans la construction d’un « money drop ». Des volontaires de la classe ont passé plusieurs heures à réaliser la structure en carton avec des trappes amovibles, les faux billets et bien sûr les questions-réponses. Mme Guillien-Pinsard en a rédigé une bonne partie mais nous avons réfléchi à celles sur le thème des chansons, des émissions du petit écran.
Le jeudi 26 mai, nous nous sommes alors rendus au collège de Dammarie-les-Lys en bus. Ce fut toute une aventure de transporter sans encombre notre jeu, le gâteau et notre camarade en béquilles….

Nous avons d’abord pique-niqué au parc de l’abbaye après s’être tous présentés.
Ensuite, pour faire plus ample connaissance, nous avons dégusté le délicieux gâteau de Dounia dans leur réfectoire autour de jeux de société comme le loup-garou, le ni oui ni non, le times up…et bien évidemment l’attraction phare de cette après-midi : notre money drop ou plutôt notre carambars drop ! Les duos s’enchaînaient face à nos présentatrices exemplaires, les questions défilaient sur l’actualité, sur le cinéma, sur les conjugaisons, sur la géographie…et sur Erik Poulet-Reney, l’écrivain que nous avions tous eu la chance de rencontrer en novembre dernier.

L’après-midi s’est vite achevée, nous avons regagné notre établissement avec de bons souvenirs en tête et un bilan positif sur ce projet annuel. En effet, toutes ces activités autour de la correspondance, nous ont appris à nous ouvrir aux autres et à d’autres modes de communication que celui des téléphones portables et de leurs trop courts et incorrects sms.
Nous remercions notre professeur de français, Mme Guillien-Pinsard, pour nous avoir permis de vivre ces expériences.
La classe de 4ème4

Un kamishibaï ? Mais qu’est-ce que c’est ?

C’est la question que se sont posé tous les élèves d’UPE2A et ceux de 5ème participant au premier module d’atelier relais lorsque leur a été présenté le projet sur lequel ils allaient travailler ensemble pendant 7 semaines, des vacances de Toussaint jusqu’à celles de Noël.

Dans le cadre d’un concours organisé par l’association DULALA, qui développe des actions de promotion du bilinguisme et d’éducation au plurilinguisme (http://www.dunelanguealautre.org/), les élèves devaient inventer une histoire dans laquelle apparaîtraient au moins trois langues.

Ils devaient également l’illustrer et la mettre en page en respectant les règles propres au kamishibaï, qui signifie “théâtre de papier” en japonais . Le récit a pour support des planches cartonnées dont le recto, tourné vers le public, est composé d’illustrations, alors que le verso est réservé au texte lu par le conteur, qui les fait défiler dans un petit théâtre en bois ou en carton, appelé butai.

Dans chacun des deux groupes constitués, les élèves ont inventé collectivement une histoire qu’ils ont ensuite mise en images grâce à des logiciels de photo montage puis de traitement de texte. La dimension plurilingue des histoires inventées a été facile à mettre en œuvre grâce aux nombreuses langues parlées tant par les élèves de classe d’accueil (UPE2A) que par les élèves de 5ème de l’atelier relais.Le travail de traduction a été très enrichissant pour tous car il a été l’occasion d’un rapprochement entre les élèves en fonction des langues qu’ils connaissaient, et d’une valorisation scolaire de celles-ci.

Il ne reste plus maintenant qu’à attendre les résultats du concours qui seront annoncés courant mai. Mais quels qu’ils soient, les élèves peuvent d’ores et déjà être fiers du travail accompli . Celles et ceux qui seraient curieux d’en connaître davantage sur ce projet pourront assister lors du spectacle de fin d’année à la projection des histoires mises en voix par les élèves .