Un kamishibaï ? Mais qu’est-ce que c’est ?

C’est la question que se sont posé tous les élèves d’UPE2A et ceux de 5ème participant au premier module d’atelier relais lorsque leur a été présenté le projet sur lequel ils allaient travailler ensemble pendant 7 semaines, des vacances de Toussaint jusqu’à celles de Noël.

Dans le cadre d’un concours organisé par l’association DULALA, qui développe des actions de promotion du bilinguisme et d’éducation au plurilinguisme (http://www.dunelanguealautre.org/), les élèves devaient inventer une histoire dans laquelle apparaîtraient au moins trois langues.

Ils devaient également l’illustrer et la mettre en page en respectant les règles propres au kamishibaï, qui signifie « théâtre de papier » en japonais . Le récit a pour support des planches cartonnées dont le recto, tourné vers le public, est composé d’illustrations, alors que le verso est réservé au texte lu par le conteur, qui les fait défiler dans un petit théâtre en bois ou en carton, appelé butai.

Dans chacun des deux groupes constitués, les élèves ont inventé collectivement une histoire qu’ils ont ensuite mise en images grâce à des logiciels de photo montage puis de traitement de texte. La dimension plurilingue des histoires inventées a été facile à mettre en œuvre grâce aux nombreuses langues parlées tant par les élèves de classe d’accueil (UPE2A) que par les élèves de 5ème de l’atelier relais.Le travail de traduction a été très enrichissant pour tous car il a été l’occasion d’un rapprochement entre les élèves en fonction des langues qu’ils connaissaient, et d’une valorisation scolaire de celles-ci.

Il ne reste plus maintenant qu’à attendre les résultats du concours qui seront annoncés courant mai. Mais quels qu’ils soient, les élèves peuvent d’ores et déjà être fiers du travail accompli . Celles et ceux qui seraient curieux d’en connaître davantage sur ce projet pourront assister lors du spectacle de fin d’année à la projection des histoires mises en voix par les élèves .

C’est un bijou !… C’est une perle !… C’est une merveille !… Que dis-je, c’est une merveille ? C’est un chef d’œuvre !

Le 8 mars 2016, nous, élèves de 3ème3 et de 3ème4 avons eu la chance de nous rendre à la Comédie Française afin d’assister à la représentation de la pièce que nous avons étudiée en cours de français : Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Maintenant, nous allons partager avec vous cette belle expérience.

La pièce Cyrano de Bergerac nous dévoile l’histoire d’un amour impossible entre Cyrano, un homme aussi disgracieux que valeureux et Roxane, sa cousine précieuse. Cette cousine est éprise d’un bel homme simple d’esprit nommé Christian. Cyrano va finalement prêter son éloquence ainsi que son intelligence afin d’aider le charmant Christian à séduire Roxane.
Avec cette action, nous découvrons un Cyrano à la fois héroïque et tendre, insolent et attendrissant mais surtout noble d’esprit.
Dans la scène 8 de l’acte II, Cyrano déclare : « Mon petit, sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles, si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! » C’est une vraie leçon de vie ; cela nous apprend à aimer ce que nous faisons et à être fiers de nous-mêmes.

La mise en scène de Denis Podalydes respecte à merveille l’époque où la pièce se déroule tout en restant accessible à la nôtre. En effet, les costumes de Christian Lacroix étaient très travaillés et nous plongeaient dans l’époque de Cyrano. Mais à la deuxième scène, le metteur en scène a voulu se rapprocher de son public en changeant les noms de poètes oubliés par des noms de célébrités du XXème siècle comme Isabelle Adjani, Jean d’Ormesson, De Gaulle…L’apport de la technologie a aussi rajeuni la mise en scène tout en démultipliant l’espace : une caméra était placée dans les coulisses, ce qui nous permettait de voir les comédiens de partout grâce à un écran placé au centre de la scène. Cette technique donnait tout son sens au premier acte dont le décor est le théâtre de l’hôtel de Bourgogne.
Il y a eu également quelques effets de surprise : Cyrano surgissant d’une malle tout près du public à la scène 3 ; puis à l’acte III, costumé du même tissu que le rideau de scène, il semble tomber du ciel. Roxane, elle, bercée par les envoûtantes paroles de Christian-Cyrano, s’envole comme un ange.

Nous avons beaucoup apprécié cette représentation. Les paroles de Cyrano sont encore aujourd’hui très enrichissantes et la pièce elle-même nous incite à nous remettre en question sur le jugement que l’on porte aux autres. Il est important de s’intéresser à l’intérieur, à l’être profond d’une personne et ne pas se contenter de son apparence.
Notre seul regret aura été de ne pas vivre l’aboutissement de ce travail grandiose à cause de la grève des transports. Et quel plaisir de voir des femmes jouer des rôles d’hommes en cette journée des droits de la femme !

Elodie Marquis, Marie Ypres, Shukrieh Bahonar, Fanny Canel, Elisa Fargeix, Valentin Mur, Litusen Jeyakumar et Mme Guillien-Pinsard